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08/06/08 Nouveau drapeau de la Gascogne  Co-élaboré par gasconha.com et déposé officiellement par le Conservatoire du Patrimoine de Gascogne, le Drapeau à la Dame montre le triangle gascon, entre océan, Garonne et Pyrénées et la dame de Brassempouy sur fond rouge et blanc. (source : aquitaineonline.com)
20/01/06 Le dictionnaire de l'origine des noms des communes landaises et leur évolution au fil du temps Dictionnaire toponymique des communes des Landes et du Bas-Adour », par Bénédicte Boyrie-Fénié aux éditions Cairn. 285 pages. 25 euros.

La Gascogne 
Un site très intéressant sur la Gascogne et le Gascon : gasconha.com
Le département des Landes

Région Aquitaine, superficie 9 237 km2, point culminant 234 m. à Lauret.
Chef-lieu Mont de Marsan, 30 cantons, 331 communes.
Population 311 461 hab. (recensement 2000)

            Histoire : Le département des Landes fut créé en 1790 par la réunion de petits pays (Chalosse, Marsan, Tursan, Gabardan, Marensin, Lande, Born, Orthe).
Les premières traces de peuplement datent du paléolithique et sont particulièrement nombreuses en Chalosse. La colonisation gallo-romaine se concentra principalement le long du littoral et près des vallées. Les Romains exploitaient les sources thermales de Dax, alors deuxième ville d'Aquitaine. A la même époque, le christianisme édifia ses premières églises et eut ses saints martyrs (St Vincent, St Girons, St Sever, Ste Quitterie).
            Au 13ème, les pays landais passèrent sous la suzeraineté des rois d'Angleterre, ducs d'Aquitaine, et les rivalités franco-anglaises furent marquées par la création de bastides, l'octroi de chartes, l'attribution de privilèges et de coutumes. Eprouvées par les guerres de Religion, les Landes furent définitivement rattachées à la Couronne par Henri IV. Au 19ème, le département se transforma sous l'impulsion de Brémontier, le boisement des landes incultes et la fixation des dunes furent réalisés. Le second Empire fut une période faste : Napoléon III chargea Chambrelent d'un vaste plan d'assainissement, de reboisement et d'aménagement du département; l'empereur et l'impératrice Eugénie lancèrent la vogue de certaines stations touristiques. Mais c'est au 20ème, que, grâce à la présence d'Annunzio, de Marguerite, Rosny et Maurice Martin, la côte d'Argent et ses vastes plages océanes acquirent leur notoriété.
            Géographie : Les trois quarts du département sont occupés par une grande plaine, essentiellement forestière, formée de sables recouvrant une couche d'argile imperméable, l'alios. Les coteaux fertiles de la Chalosse, du Tursan ou de l'Armagnac landais, au sous-sol plus diversifié, présentent un relief accidenté. L'hydrographie est le reflet de ce contraste : l'eau coule en tous sens dans la lande et s'étale pour former des lagunes ou des marais; les rivières de la Chalosse (l'Adour, les Gaves), venues des montagnes, ont un cours plus rapide et déploient leur méandres dans de larges vallées alluvionnaires. Les grands étangs sont reliés entre eux par de pittoresques "courants". L'économie basée jadis sur la sylviculture s'oriente vers le maïs, la polyculture et l'élevage (bovin et avicole). Le pin des Landes demeure toutefois une grande source de richesse. La découverte du pétrole a fait de Parentis le grand centre français de l'or noir. Le thermalisme est important : Eugénie-les-Bains, Préchacq, Tercis, Sabusse, et surtout Dax, deuxième ville thermale de France.

            Nature et vie locale : Les Landes constituent la plus grande superficie boisée de France. La forêt offre un paysage à la fois monotone, grandiose, envoûtant avec ses pins maritimes, ses chênes, son sous-bois de bruyères, de fougères et d'ajoncs dont les teintes varient avec les saisons.
            Arts, activités et économie : La première manifestation artistique dans les Landes, et une des plus anciennes du monde est la célèbre Dame à la Capuche de Brassempouy, oeuvre d'art d'un homme préhistorique, qui figure au nombre des mille trésors de France. L'occupation romaine a laissé d'importants vestiges à Dax, ainsi que de belles mosaïques (Sorde, Saint-Sever). Le territoire du département compte de nombreux tucs (ouvrages défensifs), souvent difficiles à dater. L'art roman est le mieux représenté dans le département, notamment l'abbatiale de Saint-Sever, la crypte de Saint-Girons à Hagetmau, l'église de Saint-Paul-les-Dax, les abbayes d'Arthous et de Sorde et bien d'autres plus modestes, disséminées au coeur de la forêt et le long des chemins de Compostelle. Les Landais, particulièrement pieux, ont multiplié les pèlerinages jusqu'à l'insolite (Notre-Dame de la Course landaise, Notre-Dame des Cyclistes, Notre-Dame du Rugby), et les fontaines de dévotion. Peu de châteaux ont résisté aux guerres de Cent ans et de Religion et aux troubles de la Fronde. En revanche, il subsiste un grand nombre de "caveries", demeures souvent modestes, bien qu'ayant parfois rang de château. Les guerres anglaises ont entraîné la création de "bastides", dont certaines ont gardé leur aspect médiéval (Hastingues, Labastide-d'Armagnac). Mais c'est l'habitat rural qui caractérise le mieux les Landes : maisons à colombage et torchis, basses et blanches, aux toits de tuiles rondes; bâtiments traditionnels de l'exploitation, bordes et bergeries courbes au profil si particulier.

La Chalosse  La Dame de Brassempouy Saura-t-on jamais les secrets de cette toute petite statuette trouvée sur un flanc de colline en 1894 par Edouard Piette à Brassempouy ? 3,65 centimètres environ de haut et 23 000 ans d'âge, un corps d'ivoire et une Histoire. Qui, quand, quoi, pourquoi et pour qui? Représentation sacrée, allégorie, cadeau ?

 

La Communauté de communes du Cap de Gascogne

La ville de Saint-Sever Population 4608 habitants (recencement1999), superficie : 4696 hectares, altitude de 26 à 118 m (90 devant l'abbatiale). Code postal 40500, code INSEE 40282.

             Au sommet du dernier contrefort des Pyrénées, Saint-Sever occupe une situation privilégiée. Terre de passage et principale porte de la Chalosse, elle a combattu du haut de son promontoire les envahisseurs romains, normands, anglais et français. La terrasse de Morlanne (le Mont des Lannes) surplombant le fleuve Adour, est un oppidum barré pro­tohistorique. Les romains y installèrent un castrum pour surveiller la vallée, après avoir vaincu les Aquitains en 56 avant J.C. Au centre de celui-ci s'éleva le palais du gouverneur appelé "Palestrion" qui devint la résidence des princes de Gascogne. Au 9ème siècle, une importante villa gallo-romaine fut construite sur la rive gauche de l'Adour. Severus, noble Scythe, mais aussi évangélisateur, convertit le gouverneur romain Adrianus. II sera massacré, plus tard, avec ses compagnons, au début du 5ème siècle, par les vandales. Un martyrium fut construit sur le lieu du martyre de Severus. Au 7ème siècle, des moines bénédictins amenés par saint Amand, évêque de Maestrich investirent les lieux et fondèrent la première abbaye.

             Après sa victoire à Taller, Guillaume Sanche, fonda une nouvelle et plus importante abbaye, sur le plateau voisin, là où nous sommes, avec une église à trois absides échelonnées. Elle fut agrandie dès 1065 sous l'abbatiat de Grégoire de Montaner, avec sept absides échelonnées. II fit enluminer le célèbre manuscrit dit "Apocalypse de Saint-Sever", document unique en France, de cette époque.

             En 1100, l'abbé Suavius assura la clôture et la fortification de la ville. Puis il établit un règlement, fixa les droits et les devoirs des bourgeois et les droits de l'abbé, seigneur féodal. Il créa le marché de la Loubère avec une foire annuelle et organise la vie municipale.

             Au 12ème siècle, l'abbé Roger donna son consentement pour la création de l'agglomération de Mont de Marsan. Puis le mariage d'Aliénor d'Aquitaine avec Henri II Plantagenêt bouleversa la situation de la Gascogne qui passa sous domination anglaise. Par un acte dit paréage de 1270, les privilèges abbatiaux furent rétablis et partagés avec le roi.

             En 1280, le couvent des domini­cains (Jacobins) se construit hors les murs, en accord avec l'abbé et le roi.

             Durant la guerre de Cent Ans, la cité tomba à plusieurs reprises aux mains des troupes françaises : 1295, 1360, 1435 et le 28 juin 1442 avec Charles VII.

             Au 11ème siècle, la ville se relève de ses ruines. Mais à nouveau, la Chalosse subit les horreurs de la guerre civile et Saint-Sever est mis à sac par les troupes du capitaine huguenot Montgomery, le 11 septembre 1569.

             Au 17ème siècle, alors que bénédictins et dominicains (Jacobins] reconstruisent, deux autres communautés s'implantent : les capucins et les ursulines. Au cours de la seconde moitié du 18ème siècle, le château fort, près des mottes castrales de Morlanne, fut démoli et les matériaux utilisés pour des constructions diverses. L'hôpital Saint-Michel, construit au 8ème siècle au bas de la côte et qui accueillait les pèlerins, fut fermé en 1778.

             A partir de 1790, la Révolution entre dans sa phase active. Saint-Sever, sous le nom révolutionnaire de Mont-Adour, devient le siège d'un district. Un tribunal est installé et la guillotine fonctionne sur la place du Tour du SoI. Les quatre communautés religieuses doivent quitter la ville. Le culte de l'Etre suprême est célébré dans l'église. Des cortèges parcourent la ville en l'honneur de la Déesse Raison, de la Déesse de la liberté. En 1792, l'arbre de la liberté fut planté solennellement.

             Le 19ème siècle va voir la renommée de la cité portée très haut par trois hommes : les généraux Durrieu et Lamarque, dont l'influence se fera sentir bien au-delà de la période napoléonienne, avec notamment les émeutes qui suivirent la mort de Lamarque en 1832 à Paris et qui furent immortalisées par Victor Hugo dans "les misérables" et l'entomologiste Léon Dufour, membre de l'Institut de France. Ce fut aussi le siècle de l'extension et de l'expansion de la ville en matière d'habitat, d'urbanisme et d'activités.

            L'abbatiale est classée au Patrimoine mondial de l'UNESCO, dans le cadre des Chemins de Compostelle.

 

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